Les chasseurs français, organisés par un dispositif de 1941, ont élevé dans la République une citadelle mûrée dans ses traditions. Ils verrouillent l’appareil d’Etat, tiennent les instances territoriales, contrôlent les organismes de gestion, disposent d’un parti politique, d’un organisme de lobbying, de fonds publics. Ils ont ainsi constitué une véritable cynégécratie et entendent régner sans partage ni contrôle dans le seul but de détruire pour le plaisir une faune sauvage qui n’appartient à personne. Cette intransigeance, développe une radicalité contraire et permet d’entrevoir l’abolition de toute forme de chasse en Europe. Ce plaidoyer pour la réconciliation de l’homme et de la nature est aussi un réquisitoire contre les scandales de la chasse à la française.